LinkedIn, le réseau social professionnel N°1 au monde a franchi le cap symbolique des 100 millions d'utilisateurs au mois de Mars 2011. Presque dans la foulée, la firme vient tout juste de lancer, le 25 Juillet 2011, un nouveau plugin social : "Apply with LinkedIn". Important s'il en est dans le cadre du recrutement 2.0 qui se déploie à présent de façon plus que significative.
Mais au fait, quel est l'état pour 2011 de ce recrutement 2.0 ou social recruiting? Combien d'entreprises utilisent-elles les réseaux sociaux pour recruter? Quelles sont les tendances en la matière? Recrutement social, soit. Mais sur quels canaux, voire combien simultanément? Et les chercheurs d'emploi: dans quelle proportion pratiquent-ils le réseautage professionnel online? Quels sont leurs canaux de prédilection?
A l'heure de l'ancrage définitif du web social et de son extension à l'intégralité des usages possibles; à l'heure aussi de très grandes tensions sur le marché mondial du travail, il est plus qu'instructif de faire le point sur ces questions et de se pencher sur toute information qui offre un panorama sur le sujet.
De l'Internet des personnes et entités à l'Internet des objets. Ou pourquoi et comment "l'Internet des objets" va à nouveau faire exploser les connexions d'ici à 2020.
L'internet ne cesse de se déployer. Cela n'aura échappé à personne et c'est dans sa nature même, puisqu'il s'agit d'une immense architecture de mise en relation, un réseau des réseaux. Nous avons consacré il y a quelques jours à peine, sur ce blog, un billet au Panorama de l'internet 2011 (Infographie en Html 5 & Enjeux) qui donnait la mesure de cette croissance de l'internet, que ce soit en raison de l'extension de l'infrastructure ou des volumes de data qui y sont échangées, ou en raison de l'usage qui en est fait. Et sous ce rapport, il va de soi que le web social constitue un facteur d'accélération déterminant. Il n'est que de considérer la façon dont, quelle que soit la tranche d'âge, le web social, via les réseaux sociaux, affecte absolument toutes la catégories d'âge pour s'en convaincre. Ce que nous avions abordé ici avec une infographie consacrée aux Usages du Web social en fonction de l'âge. L'Internet explose parce que le web social lui imprime une croissance exponentielle.
Sous-titre: Ou comment, à l'heure de l'information en flux et des Big data, le paysage de l'infographie est-il en train de se métamorphoser et pourquoi?
L'objet de ce billet est de vous faire découvrir un incroyable panorama de l'internet 2011 en infographie, mais pas n'importe quelle infographie! Et dans le même temps, de vous faire toucher du doigt le devenir actuel des infographies. Car le moins que l'on puisse dire est que les infographies recouvrent des enjeux qui deviennent cruciaux, stratégiques même. Or l'actualité nous offre l'occasion, précisément, de nous pencher sur ce devenir, sur celui de la "Data Vizualisation", et même sur l'appropriation par les internautes de la création d'infographies.
Que diriez-vous de disposer d'un petit support graphique et accessible pour y voir un peu plus clair entre les fonctionnalités de Google+ et celles de Facebook?
Bien qu'encore en version test, Google+ affiche une viralité surprenante, que vous pouvez appréhender en temps réel sur ce blog (Lire "Comment Google+ se déploie-t-il dans le monde en temps réel - Data visualisation"). A ce jour, les premiers chiffres donnent à voir que Google+ aurait déjà été adopté par environ 2 millions d'internautes, lors même que le réseau n'est accessible que sur invitation et donc encore très loin d'exprimer sa potentialité réelle.
Le 6 Juillet, Facebook a répliqué à cette mise en service de la plateforme sociale unifiée de Google en annonçant de son côté la mis en service de chat group, d'une interface modifiée et de l'intégration de Skype. Toutes fonctionnalités désormais disponibles sur le réseau social aux 750 millions d'utilisateurs dans le monde.
Sur les réseaux sociaux, et notamment sur Twitter puisque c'est de lui dont il est essentiellement question ici, on ne cesse de vous le dire à longueur de guides, de best practices, de vidéos, de billets de blog, il faut être P.O.S.I.T.I.F.
Sauf que. Sauf que tout ceci ressemble parfois à un singulier miroir aux alouettes. Car la vraie vie ce n'est pas toujours positif. Loin s'en faut. Vous observerez d'ailleurs que l'on vous demande également d'être "transparent", d'être "vrai", d'être "vous-même", d'être "authentique". Ce qui est rigoureusement contradictoire! Car IRL, et sauf exception rare, nous sommes tout sauf constamment positifs, enthousiastes. Nos existences sont riches de ces différences. Par quel singulier prodige les réseaux sociaux gommeraient-ils cette dualité constitutive de l'existence comme de sa richesse, quel que soit le plan sur lequel on se place?
Et puis la transparence ça va bien cinq minutes, mais la transparence des réseaux sociaux peut très vite devenir un esclavagisme, voire une dictature! Car les pensées réelles des internautes adeptes du web social, leurs états d'âme, leurs frustrations, leurs agacements, nul n'est là pour les identifier. Et ce qui se lit sur Facebook ou sur Twitter est loin de refléter nécessairement ce que pense celui qui a saisi ses 140 caractères ou son post en 420 caractères sur Facebook. L'internaute, pour être devenu adepte du web social, quelle que soit la génération, n'en a pas moins ses jardins secrets et ses espaces privés dans lesquels la réalité n'est sans nul doute pas nécessairement celle qui est mise en scène dans la Twittosphère. Hormis le cas de l'exhibitionnisme chronique qui relève non plus de l'interaction sociale poussée, mais de qualifications plus médicales...
De là à dire que sur Twitter on est constamment en représentation et même que l'on est réduit à sa représentation, comme dans la Société du spectacle décrite par Debord (bon promis, nous n'allons pas donner dans le post intello ;-) De là à dire que se joue un immense spectacle 2.0 qui gomme ou trahit parfois la réalité de ce qui se passe dans la tête de ceux qui saisissent leur posts. De là à dire que la spontanéité affichée peut n'être parfois qu'un jeu de dupes, il n'y a qu'un pas... qu'il est extrêmement salutaire de franchir, même si ce n'est pas orthodoxe d'avec la quasi "dictature" du "positif" et de la sacro-sainte "transparence".
On pourrait d'ailleurs conduire une analyse du rapport entre cette dictature du positif et de la transparence au service direct de la productivité économique (consciente ou non), sous couvert de convivialité, de sociabilité et de transparence. Mais voilà qui nous emmènerait sans doute trop loin pour ce post. Et s'il serait stérile de jeter le bébé avec l'eau du bain en matière de réseaux sociaux, cela ne dispense pas de la nécessaire lucidité propre à l'internaute éclairé.
Nous avons trouvé sur le blog de MaliceLunae une jolie infographie impertinente qui traite ce sujet avec un humour à la fois tendre et corrosif. Sa réalisation croque en quelques figures une typologie des Twittos: entre frustrés, dépressifs, mythomanes, geek ultra, community manager fatigué de faire semblant, la créatrice nous propose une galerie de portraits qui vont certes à contre-courant de l'univers béat des réseaux sociaux qu'on voudrait parfois, souvent, nous présenter, galerie qui donne à voir que Twitter c'est aussi ça. Tout comme Facebook.
La typologie n'est pas exhaustive, on aurait pu y ajouter les productivistes/stakhanovistes du networking, les adeptes du schéma "babillage:9 / information:1" sur fond de social PR, les obsédés du live-tweet même quand ce qui se passe ressemble à une nature morte, ceux qui font de singulières projections symboliques sur la taille de leur TL en relation avec leur nombre de followers, les censeurs, ceux dont la TL n'est rien d'autre que la délectation abondante et permanente de soi et qui deviennent leur propre média, etc. Toutefois ça n'aurait plus été une infographie, mais bien plutôt un petit traité de sociologie à propos de la typologie des Twittos. Et le travail en aurait considérablement été augmenté. Et puis MaliceLunae avait choisi un angle: celui de la dualité entre le vécu réel des Twittos et leur image sociale sur la plateforme de micro-blogging.
MaliceLunae n'a pas construit une thèse, mais a composé en artiste. Nous, nous avons bien aimé ce raccourci qui donne à réfléchir, tout en faisant agréablement sourire, de façon attendrissante voire grinçante par moment. Cette sociologie sauvage et partiale mais très bien sentie. Pourquoi les réseaux sociaux, l'IVL, devraient-il donc être si différent de l'IRL? Ne boudons pas notre plaisir et laissons-nous entraîner sur les rives de l'humour et de l'auto-dérision.
Pour ce qui est du networking professionnel donc, que l'on soit une entreprise, un collaborateur, un entrepreneur, voire même un investisseur, dès lors qu'il s'agit de rechercher ou développer des opportunités de business, quelle qu'en soit la forme, LinkedIn est désormais devenu le réseau social incontournable dans le monde, et pas seulement aux Etats-Unis (100 millions de membres en Mars 2011, 170 secteurs d'activité représentés, présents dans plus de 200 pays). Viadeo, si on veut le citer puisqu'il s'agit d'un autre réseau social professionnel solidement ancré, demeurant somme toute beaucoup plus réduit, malgré ses efforts, avec 35 millions de personnes (chiffres Viadeo).
Mais quel usage les membres de LinkedIn font-il de ce réseau?
Motivation pour ce qui est du choix du réseau, fréquence de mise à jour, accès, identification sur le profil, type de compte, quels sont les usages des internautes connectés sur cette plateforme professionnelle 2.0?